Return to site

aide au suicide en Suisse:

pour des personnes incurables et pour des personnes de plus de 75 ans qui le demandent instamment, avec raisons à l'appui.

Je trouve très bien cette idée, qui va dans le sens du respect de la volonté de chacun.

Un de mes amis vient de décider de mourir, il l'a fait avec arme à feu, comme la plupart des hommes (il reste dans beaucoup de maisons des armes de la guerre, et en campagne, les chasseurs ne manquent pas), sans penser qu'il allait choquer ceux qui l'ont trouvé. Il n'en avait parlé à personne, mais il semble qu'il avait préparé son acte depuis très longtemps. Mourir, oui, c'était son choix, rien à dire. Je pense qu'il avait la hantise d'être malade? Mais pourquoi violemment et en cachette? alors qu'il est possible de préparer une mort douce et accompagnée, plus soft pour tous, lui et les autres, ses proches. Il suffit d'avoir le - ou les - bon produit, qui peut être "ordonné" par un médecin.

Seulement en Suisse pour le moment, mais demain?

Peut-être un jour en France et ailleurs on respectera la volonté de chaque citoyen quant à ses choix de vie donc aussi de mort, dès lors qu'elle est réfléchie, pensée, pour des raisons qui ne regardent que l'intéressé lui-même.

Les suicides coup de tête ne sont évidemment pas concernés, puisque non préparés, ils ne demandent aucune aide. Ceux-là peuvent être des appels au secours et sont le plus souvent ratés, plus ou moins volontairement, du moins inconsciemment.

D'ailleurs parler de sa mort future est aussi un moyen de la repousser plus loin, car c'est souvent ne pas pouvoir en parler qui bloque et mène aux suicides violents.

Ce qui me fait revenir à ma « marotte » :

IL FAUT ECRIRE SES « DIRECTIVES ANTICIPEES »

IL FAUT EN PARLER AVEC SES PROCHES ET SES MEDECINS

Qu'y mettre ? D'abord vos idées sur la vie, la mort, les vôtres, la maladie, chacun de nous a sa propre éthique, sa propre philosophie de vie, sa façon d'appréhender la vie.

Ensuite, préciser les traitements et soins que vous acceptez ou refusez selon le rapport bénéfices/risques et selon votre état de santé actuel.

Directives donc à réactualiser dès que vous en ressentez la nécessité.

Directives à faire lire à vos proches, vos médecins, pour en discuter : parler de sa mort future (que nous connaîtrons tous) ne fait pas mourir. Les autres et en particulier vos médecins doivent connaître vos idées sur la vie, la maladie, la souffrance, la mort.

Sinon, comment un médecin peut-il vous soigner ? Vous n'êtes pas « une maladie », mais un être humain complexe vivant sans un certain environnement, essentiel à votre vie.

Pourquoi cette limite de 75 ans?

Parce qu'on sait que si la longévité a augmenté, c'est en mauvaise santé, les longévités en bonne santé n'ont pas varié depuis des décennies.

Alors la mauvaise santé incurable peut faire songer à préférer mourir que vivre.

Ce n'est pas une question de regard sur la vieillesse, mais une question de revenu (les pauvres sont plus en difficulté que les riches, tout le monde le sait) et une question de bonne santé ou non. Pas forcément de maladie au sens que donne à ce mot la médecine.

Beaucoup de personnes d'un certain âge ont des problèmes de santé dits mineurs, mais qui, cumulés, rendent la vie infernale. Alors ne sont-ils pas les seuls à pouvoir décider de poursuivre leur combat de vie malgré tout, ou au contraire de stopper là ? Doivent-ils être contraints à des méthodes violentes qui si elles ne les dérangent pas, choquent les proches profondément ?

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly