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après le débat de Nantes: pourquoi écrire ses directives anticipées avec le CNSPFV

Les deux adhérentes de AAVIVRE présentes ont été déçues par cette soirée débat.

Deux représentantes de l'admd à la tribune : association pour le droit de mourir dans la dignité, dont le seul objectif était la demande réitérée de légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, et qui ont dévié le débat de son objet:

pourquoi et comment écrire ou ne pas écrire ses directives ?

Comment peut-on demander le respect si on ne respecte pas les autres ?

La déléguée locale admd a témoigné que moins de 50% des adhérents écrivaient leurs directives anticipées, d'ailleurs le plus souvent simple copie d'un modèle qui demande : ne pas souffrir, ne pas subir d'acharnement, ce qui est dans la loi ! Donc inutile.

Témoignage qui a conforté un juriste qui travaille depuis 17 ans pour les cliniques mutualistes nantaises qui ne les a pas écrites non plus. Pour lui, cela ne sert à rien !

La presse locale n'en a retenu que deux choses :

une personne civile qui demande l'euthanasie dans ses directives, et une autre médecin, opposé à toute idée d'euthanasie, qui ne voit pas l'intérêt de les écrire.

Comme si les directives étaient faites seulement si on demande une euthanasie, ce qui n'est évidemment pas le cas !!!

LES DIRECTIVES ANTICIPÉES SONT LE SEUL MOYEN de faire connaître à nos médecins nos priorités dans notre vie, notre éthique,il est important de décrire notre façon de vivre habituelle et préférée, ensuite, chacun dira s'il souhaite voir jouer les prolongations de vie (avec machines et médicaments), ou au contraire s'il les refuse, s'il préfère souffrir ou pas, avec sédation ou pas, au cas où, arrivé à un moment de sa vie où il ne peut plus s'exprimer, où il est incurable et souffrant, la mort est prévisible dans un délai relativement court (à chacun de préciser ses limites pour une vie acceptable).

La personne de confiance, oui, mais ? Il faut la trouver et ce n’est pas facile voire impossible pour la plupart des gens, surtout quand on dit que notre espoir, c’est la mort volontaire, aidée ou pas, même au derniers moments de l'agonie. Qui aura l’audace de contredire un médecin qui veut jouer les prolongations ? et qui peut espérer obtenir satisfaction contre lui ? peu de gens.

Car si un médecin est OK avec nous, il n’est besoin de rien, le dialogue établi permettra sinon une « euthanasie » même si elle est demandée car interdite, du moins une mort relativement rapide par sédation.

La loi ne donne pas à la personne de confiance la décision finale.

Elle lui permet seulement d’être admise comme interlocuteur valable auprès de l’équipe médicale, seule décisionnaire, mais d’autant plus valable que la personne a écrit ses directives, papier sur lequel elle peut prendre appui, seule preuve de notre volonté.

Très difficile de trouver sa personne de confiance :

Ma seule personne de confiance est mon amie de l'association qui habite très loin. Mais pourra-t-elle agir si besoin ?

Peu de mes amis admettent que je préfère la mort volontaire, la plupart des gens ont peur de l’idée de mort volontaire et n’en veulent pas, ni pour eux, ni pour soutenir quelqu’un.

Ceux qui ont les mêmes idées que moi ne veulent pas se mêler de défendre mon éthique contre des médecins peu enclins au dialogue : ils ont l'habitude de s'incliner devant les médecins et n'oseraient pas s'y opposer !

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