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L'humain doit-il être seul décideur des droits associés à son corps?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/euthanasie-pour-que-ma-mort-m-appartienne_1924101.html

L'humain doit-il être seul décideur des droits associés à son corps?

C'est la question que soulève Justine, lycéenne de 17 ans, qui plaide en faveur de l'euthanasie.

Justine Vanbatten, 17 ans, a écrit ce texte en faveur de l'euthanasie dans le cadre d'un concours de plaidoieries pour jeunes lycéens à l'issue duquel la future étudiante en médecine a été sélectionnée.

JE NE POSERAIS PAS LE PROBLÈME COMME CELA :

Tout homme ou femme a le droit de se suicider, ce n'est pas un délit. donc toute personne qui aiderait à cet acte n'est pas condamnable en justice (en aidant à la connaissance de ce qu'il faut savoir pour pouvoir choisir son mode de suicide, en étant simplement présent, aimant et respectant la personne qui va mourir: évidemment impossible pour des suicides coup de tête improvisés... seulement pour ceux qui souffrent de se voir mourir lentement.) .

Il faut le savoir et le répéter: tout être est libre de sa vie et de sa mort.

DEUX LOIS À CHANGER :

Loi sur la non assistance à personne en danger, qui ne distingue pas la fuite devant l'accident de l'aide apportée à un mourant qui la demande.

Loi contre la provocation au suicide, 1982, qui double les lois sur le harcèlement: car qui pourrait pousser un autre au suicide sans harcèlement ? Personne.

Le problème que posent certains, « AAVIVRE … sa fin de vie » en fait partie, c'est:

Nous voulons que les médecins cessent tout autre soin que de nous permettre de mourir en paix, sans souffrir, donc qu'ils nous aident à mourir un peu plus vite lorsque la mort est déjà au rendez-vous (maladies incurables, unique ou multiples, qui font souffrir à chaque instant, moralement et physiquement, ou agonie déjà commencée).

Alors on implique dans sa volonté de mourir un Autre, et un médecin: plus délicat évidemment.

  • Le médecin qui pense que son rôle est d'abord d'empêcher la souffrance va aider son malade à mourir avec les sédations, dans un intervalle de temps plus ou moins long ou court, lorsqu'il le demande.

    Jusque là, il n'a pas le droit de « faire une piqure » pour que la mort vienne très vite.

Cela pourrait se faire, car quelle différence entre mourir endormi en 24 ou 48 h ou en 5 minutes ? Peu de différence pour celui ou celle qui le demande, même si pour les autres, cela peut être très différent. Problème psychologique : penser aux autres d'abord.

Pour que l'euthanasie (mort demandée par celui ou celle qui souffre de façon incurable, mais qui ne peut pas se suicider seul, donc demande d'aide pou mourir) soit possible, on doit modifier la loi sur les droits des malades (et de la fin de vie… comme si être enfin de vie devait modifier les droits des citoyens!!!) dite Leonetti/Clayes : pour que, enfin, les médecins soient tenus de respecter les volontés des patients !!!

  • Le médecin qui ne pense qu'à "sauver des vies", refusera d'aider à mourir, quelles que soient les conditions de la vie et la demande du malade.

    Manque de respect pour son malade !

    Courant pour diverses raisons, l'habitude en premier, la peur ensuite…

  • IL FAUT POUR CELA CHANGER LA FORMATION DES MÉDECINS:

    • Oui, leur rôle est de soulager les souffrances, pas de prolonger les vies à n'importe quel prix, moral et financier (nous payons tous des sommes astronomiques pour des prolongations de courte durée: oui si la personne concernée le demande, non, sinon!) .

  • Oui, ils doivent accepter la mort, phénomène inévitable lié à la vie, et ils doivent tout faire pour qu'elle se passe « bien », selon les vœux de chacun, pour cesser de prolonger une vie qui n'est plus acceptable par l'intéressé (trop de souffrances, pas d'espoir de mieux être, plus de communications possibles avec les autres, plus de mouvement possible, etc...).

  • N'oublions pas que pour pouvoir respecter les volontés du patient,

    LE MÉDECIN DOIT LES CONNAÎTRE, DE FAÇON INDUBITABLE :

    il est nécessaire pour cela d'écrire ses DIRECTIVES ANTICIPEES et nommer sa PERSONNE DE CONFIANCE, chargée de les défendre auprès des médecins.

    Voir la campagne pour cela faite par le centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, nombreuses conférences en france : le CNSPFV. Voir son site.

    Il faut parler de la mort, de la nôtre, de celle des autres, pas de tabou, la mort est un phénomène normal.

    N'oublions pas que pour le moment, très peu de français ont écrit les leurs, de façon personnalisée : pas seulement cocher des cases sur un formulaire, mais exprimer ses choix de vie qui conditionnent ses choix de fin de vie, d'acceptation ou de refus de soins .

    Vous trouverez sur notre site, tout ce qu'il faut savoir des lois actuelles, et comment se poser les bonnes questions pour une rédaction personnalisée de vos directives anticipées.

    www.aavivre.fr

    La médecine ne peut pas être un gouffre sans fond, où des praticiens font fortune au dépens des citoyens, puisque nous payons tous collectivement les frais en médecine conventionnée du moins. Elle doit cesser de faire jouer les prolongations à trop de personnes mourantes, et surtout à celles qui n'en veulent pas !!!

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