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QUESTION DE FIN DE VIE?

OU QUESTION DE VIE ET DE MORT?

Confiance aveugle dans un système de santé contesté et contestable au su de tous les scandales et erreurs qui se succèdent ? NON

LE SIMPLE LIBELLÉ DE LA LOI ACTUELLE NOUS INDUIT EN ERREUR :

Pourquoi parler des droits des « malades » et de « la fin de vie », comme si les autres usagers du système de santé n'avaient pas droit au respect des professionnels ?

Cette loi devrait être une loi qui régit les relations entre usagers et professionnels du système de santé, car on peut être en mauvaise santé sans maladie au sens médical du terme, et la fin de vie n'a pas de définition.

Où commence la fin de la vie? en général en dehors d'une agonie entamée, on ne le sait qu'après la mort.

Toute notre vie peut-être considérée comme fin de vie, puisque nul ne sait si dans 1h, 1 jour, 1 an.... il sera encore en vie.

Toute

vie se termine par la mort, quelle mort? quand? nul ne le sait.

Et si nous nous préparions à la mort, si nous en parlions, tout simplement parce qu'elle est pré visible à tout moment, et qu'elle peut avoir

des conséquences graves pour nous mêmes (dégradations, souffrances préalables) et pour nos proches, pour nos médecins ...

Puisque le plus souvent on meurt à l'hôpital, qui n'est pas fait pour çà.

Puisqu'on demande à nos médecins le plus souvent de retarder notre mort?

Ce qu'ils peuvent trop bien faire, puisqu'ils peuvent nous assurer une vie artificielle de grabataire sans pouvoir de communication pendant des années, mais est-ce de cette vie là que nous voulons ?

Quelle qualité de vie voulons-nous garder ? Où s'arrête pour nous même la vie acceptable ?

La plupart des citoyens n'ont jamais vu un mort, habillé un mort, ce qui était la règle il y a seulement 50 ans !

On a mis – depuis peu- la mort à l'écart de la vie, chose aberrante, la mort, c'est elle qui permet que la Vie continue.

Très peu de gens ont assisté une personne jour et nuit, avant sa mort. C'est interdit à l'hôpital…raison d'hygiène, de commodité, on demande aux visiteurs de

sortir pendant les soins et les toilettes, les heures de visite sont réglementées…

Tout vivant est soumis à la loi de la nature : naître, croître, procréer (pour certains d'entre eux), aider ses petits à devenir adultes, puis décroître et mourir, laissant la place aux jeunes, qui continueront le cycle.

La vie, c'est bouger, communiquer avant toute chose.

Lorsque cela n'existe plus, que cela ne reviendra jamais (les miracles sont une illusion), pourquoi continuer une vie artificielle avec des machines sophistiquées qui coûtent très cher à tout le monde puisque actuellement, c'est la sécurité sociale et les mutuelles (nous tous) qui payons des sommes astronomiques pour des vies de « cadavres même pas ambulants » selon les termes de M Caillavet.

Vies artificielles qui fo nt souffrir sinon l'intéressé dont on ignore ce qu'il ressent mais ses proches car regarder mourir quelqu'un, regarder un corps sans autre vie que la respiration ou le coeur qui bat, n'est pas facile.

Alors ?

Dans notre système de santé où les médecins sont devenus des techniciens de la vie, sachant manipuler des machines sophistiquées et des médicaments dits »de pointe » (c'est l'enseignement qu'ils reçoivent, où l'industrie pharmaceutique est très prégnante), où trop d'entre eux ont oubliés qu'il s'agissait d'humains

et pas de voitures (il s ne sont pas mécaniciens), où ils ont oublié que la parole, l'échange était le premier médicament connu depuis toujours, où ils ont voulu oublier que la mort est inévitable,...

IL EST TEMPS QUE LES CITOYENS AGISSENT POUR ÊTRE LES ACTEURS de leur santé, de leur vie, de leur mort, sujet à ne pas évacuer, nous y allons tous.

QUELS MOYENS AVONS-NOUS POUR NOUS DÉFENDRE D'UN SYSTÈME DE SANTÉ MÉCANIQUE ?

Il y en a

puisque les lois veulent aussi rendre les citoyens non plus enfants obéissants à la Science Médecine (plus ou moins magique) mais adultes responsables d'eux mêmes, de leurs choix de vie, de leurs choix quant à leur santé et aux soins qu'ils souhaitent ou non recevoir.

Il y en a

car la Médecine elle-même commence à modifier son enseignement, à revenir vers l'Humain, qu'elle met la mort au programme de 1ère année ... seulement... (1 semaine d'étude avec les directives anticipées à écrire), qu'elle s'occupe désormais plus ou moins de soulager les souffrances (soins palliatifs qui ne devraient pas être séparés des autres soins) en cours et en fin de vie.

ACTUELLEMENT :

TOUT CITOYEN USAGER DU SYSTÈME DE SANTÉ PEUT :

décider des soins, traitements, investigations, opérations qu(il accepte ou refuse de la part des médecins (qui lui doivent des explications claires)

décider de demander une sédation continue dès lors qu'il se sait en « fin de vie », et qu'il souffre moralement ou physiquement

IL PEUT PAR ANTICIPATION (par avance) ÉCRIRE SES VOLONTÉS quant à ce qu'il acceptera ou non du système de santé, des soins possibles, de

ce qu'il veut pour ses derniers moments : le lieu de sa fin de vie, l'entourage qu'il souhaite ou refuse, etc...

cela s 'appelle DIRECTIVES ANTICIPEES et C'EST INDISPENSABLE pour qu'un médecin en général inconnu prenne connaissance de votre éthique ou philosophie de vie, de votre façon de vivre préalable, de vos volontés, pour qu'il puisse, comme la loi l'y oblige (ou presque… car malheureusement il y a encore un « sauf » décision du médecin… ) vous écouter et vous suivre.

On espère que la loi sera améliorée vers le respect total du citoyen, quelles que soient ses idées de vie et de mort.

Car il n'y a pas de dignité humaine sans respect de l'Autre.

Jacqueline Salenson 3 04 17

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