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questions de journalistes sur la fin de vie et ses lois et mes réponses

http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/26/2673064-jean-luc-romero-euthanasie-est-affaire-citoyenne-medicale.html

"la dépêche" interroge le président de l’admd sur les lois actuelles et la demande de possibilité d'euthanasie médicalisée:

mes réponses aux questions des journalistes :

La loi Leonetti de 2016 autorise la sédation profonde et continue. Pourquoi est-ce insuffisant pour vous ?

JLR a raison :

Rien de nouveau: La sédation profonde et continue existait depuis longtemps : seule façon de soulager des souffrances incurables pour des personnes en fin de vie, en service de soins palliatifs ou pas.

Depuis 1982 et la circulaire Laroque, tout soignant, médecin et autre se doit de soulager les souffrances autant que possible.

Juste un ajout: on peut demander une sédation continue lorsqu'on souffre de façon incurable. On n'est pas sûr de l'obtenir!

Le problème vient du fait que les décisions sont toujours le fait des médecins et pas des intéressés !!!

Même si la dernière loi 2016 dit que les médecins « doivent » suivre les directives du patient, elle écrit un « sauf » qui annule ce qui précède :

  • sauf urgence:

j’ai refusé toute réanimation dans mes directives mais on la fera quand même!

  • sauf si le médecin trouve que ce n’est pas le moment d’appliquer mes directives…

et lui seul est juge(avec son équipe médicale) !

Quand JLR dit que

la sédation continue permet à l’agonie de durer des semaines, c’est faux :

sans « machines à vivre » à hydrater, nourrir, oxygéner,etc… on ne survit que quelques jours pas plus.

Et on ne devrait pas souffrir consciemment lorsqu’on est profondément endormi.

La sédation continue avec arrêt des autres traitements fait mourir en quelques jours.

Hypocrisie, puisque l’arrêt du maintien artificiel de la vie fait mourir, bien évidemment. 90 % des Français sont favorables à l'euthanasie d’après les sondages....

NON, les français ne sont pas "favorables à l'euthanasie" ( = demande de mort volontaire assistée par un médecin ), raccourci dommageable,

la plupart des français ne souhaitent pas pour eux-mêmes la mort volontaire,

mais ils sont favorables à ce que l'euthanasie soit possible, que ce ne soit pas interdit.

Pourquoi y a-t-il un tel décalage avec le législateur ?

Parce que les lois ne sont pas faites par les citoyens mais par des élus parmi lesquels nombreux sont ceux qui ont des intérêts financiers dans les prolongations d’agonie : celles ci rapportent beaucoup d’argent ! Quel patient en train de mourir va se plaindre ? Il n’en a pas la force, et s’il commence un procès il sera mort avant que le procès commence..

Les lois sur la bioéthique doivent être révisées en 2018. Qu'en attendez-vous ?

La question de la fin de vie doit être abordée. Mais ensuite ? On ne sait pas…

Les lobbies qui agissent pour que les médecins gardent le pouvoir (et l’argent) avec l’industrie pharmaceutique sont puissants, et soutenus par les églises…

De nombreux débats ont déjà eu lieu depuis les lois de 2002 (Kouchner) et il n’y a eu presque pas de progrès vers la responsabilité du patient sur sa vie.

On veut nous infantiliser.

Les situations de Vincent Lambert, ou de la romancière Anne Bert qui vient d'être euthanasiée en Belgique, ont été très médiatisées…

OUI mais bien d’autres l’ont été auparavant depuis Vincent Humbert, sans résultats :

jusque là peu de changement, les médecins se cramponnent à leur pouvoir de décision sur nos vies : scandaleux !

Mais… nous continuons d'espérer et d'interpeller les politiques qui font les lois:

À FORCE DE DIRE ET RÉPÉTER QUE

LA MORT EST UN PHÉNOMÈNE NATUREL, PRÉVISIBLE DÈS LA NAISSANCE,

PEUT-ÊTRE OBTIENDRA-T-ON UN JOUR

QUE CE SOIT CHAQUE CITOYEN QUI DÉCIDE DES SOINS QU’IL VA DEMANDER

AU SYSTÈME DE SANTÉ, JUSQU’AU BOUT DE SA VIE,

EN HOMME OU FEMME RESPONSABLE :

  • s’il veut de l’acharnement médical parce qu’il espère un miracle de la science et qu’il est volontaire pour servir de cobaye à la science (cela coûte très cher à la collectivité et rapporte à des privés) il l'écrit dans ses directives

  • s’il veut qu’on le laisse mourir tranquille, chez lui ou chez des proches, ou en institution choisie, c’est-à-dire ne pas être branché à des appareils qui, sous prétexte de confort, prolongent les agonies, il demande - par écrit- qu’on l’endorme jusqu’à sa mort pour soulager les souffrances de sa fin de vie, tant psychiques que physiques

  • s’il veut qu’on lui procure les produits nécessaires pour une mort volontaire douce et accompagnée, presque instantanée, qu’il agisse lui même (suicide) ou avec l’aide d’un tiers, médecin ou pas (euthanasie), il l'écrit dans ses directives

A CHACUN SES CHOIX! ET RESPECT DE LA PART DES MÉDECINS ET SOIGNANTS!

 

Directives à écrire de préférence dans les « DIRECTIVES ANTICIPEES », puisqu’elles correspondent à des philosophies de vie différentes, mais toutes respectables, puisque c’est la mienne et que je ne veux pas l’imposer à d’autres.

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